CHATEAUROUX A LA BELLE EPOQUE (page 2/2)

Avenue de DéolsLe cirque et la parade : Le cirque venait périodiquement dresser son chapiteau Place Voltaire. Il annonçait sa présence par une grande parade dans les rues de la ville. Voici la parade du Cirque Bureau en 1910 remontant l'avenue de Déols et passant devant le Lycée National qui ne s'appelait pas encore Jean Giraudoux. On voit le char de parade avec ses musiciens suivis des écuyers et écuyères.
La loge du concierge, ainsi que la chapelle sont encore dans les mémoires de ceux qui, comme votre humble serviteur, y ont usé leurs fonds de culottes dans les années soixante !


Avenue de DéolsAvenue de Déols : au niveau de la chapelle du lycée, passe un paisible éléphant pour la plus grande joie des "potaches" qui sortent du lycée. Sur la chaussée, on distingue nettement les rails du célèbre tramway, qui selon les dires des anciens, avait parfois bien du mal à monter la côte. Les passagers devaient alors descendre et...pousser.





Asile Saint DenisQuartier Saint Denis : Défilé non identifié (peut-être la parade du cirque ?) au niveau de l'asile départemental de Saint Denis (Dépôt de mendicité). Cet établissement existe encore de nos jours mais pudiquement rebaptisé " maison de retraite George Sand ". Le photographe, mal inspiré ou dépassé par la vitesse vertigineuse des véhicules hippomobiles, a malencontreusement coupé la tête du cheval...pauvre bête !



Le Gardon fritLe Gardon fritQuartier Saint Denis : Le Gardon Frit : Le café-restaurant du Gardon Frit se trouvait à l'emplacement de l'actuelle Poste. Ce rarissime cliché n'appartient pas à la série des plaques 9 x 12 de Georges Barrault. Il s'agit d'une carte postale photo, dont le cachet au verso fait foi de l'année 1911. Notez à droite l'entrée de l'écurie. La rue du Moulin de St. Denis qui descend à la rivière permet de voir le jardin en terrasse de l'établissement tel qu'il devait être à l'époque... La tenancière qui pose dignement devant son enseigne n'est autre que mon arrière-grand'mère Héloïse Darraud-Berthelot (1865 - 1957) .
Enfin, un dernier document exceptionnel récemment retrouvé nous montre l'arrière de l'établissement vers 1894. A gauche, tenant un artichaut, Héloïse Darraud. A droite, tenant ce qui semble être...une tête de veau, mon arrière grand-père Henri Darraud (mort en 1906). Les deux bambins assis sur le sol sont mon grand père René Darraud (1889-1956) et son frère cadet Maurice. Les autres personnages ne sont pas identifiés, mais il s'agit de jeunes conscrits célébrant leur incorporation, ainsi que le prouvent les les rubans à la boutonnière. Photo de 1894 ! Il y a ici une évidente mise en scène. Le jeune homme au centre tient fièrement un lapin par les oreilles et fait un signe au photographe. L'autre à sa droite tient une citrouille sous le bras et se verse un verre avec l'autre bras. Celui qui est assis à gauche tient ostensiblement une bouteille de champagne. De joyeurs lurons, malgré leurs têtes d'enterrement !

 Eglise St AndréEglise St. André : L'Eglise Saint André, improprement appelée "la cathédrale" est en fait une construction de style néogothique datant de 1876. Cette vue prise vers 1910 depuis la rue Saint Luc ne montre pas de grand changement par rapport à nos jours, si ce n'est l'absence totale de circulation automobile !








Eglise St. AndréEglise St.André : Cette autre vue de Saint André et de la place Voltaire est un peu plus intéressante car on y voit une certaine animation. La présence de canons vers la droite laisserait supposer qu'il s'agit encore d'un rassemblement militaire dans le cadre des grandes manoeuvres de 1908...





Place Ste HélèneJardins des Cordeliers en automnePlace Ste. Hélène : La statue du Général Bertrand n'a pas bougé d'un pouce jusqu'à maintenant. Par contre le grand édifice de l'arrière plan, qui était la Gendarmerie, a été démoli dans les années 60 pour faire place aux magnifiques jardins en terrasses des Cordeliers qui offrent une vue plongeante sur la coulée verte de l'Indre. Pas une larme donc pour l'ex-gendarmerie...dont l'absence nous permet d'admirer le sublîme panorama ci-contre :


Château RaoulPub sur carton 31 x 42 cmChâteau Raoul : Ce vénérable monument historique n'a guère changé ! La vue est prise de la Prairie Saint Gildas, qui a fait l'objet récemment d'aménagements respectueux de l'environnement. C'est le pendant castelroussin de l'Ecoparc des Chenevières de Déols, une zone inondable dont la flore et la faune sont protégées. Des sentiers jalonnés de panneaux explicatifs permettent d'en faire le tour.
A droite, une autre vue, moins austère du Château Raoul, utilisé comme arrière-plan d'une magnifique publicité pour les célèbres bières de Châteauroux. Voir plus bas pour des détails de cette industrie jadis florissante, à tout jamais disparue...

Eglise Notre DameEglise Notre Dame : Cette église de style romano-byzantin avec son dôme surmonté d'une statue dorée de la Vierge, date elle aussi du XIXème siècle (1882 pour être précis). Elle n'a pas non plus changé d'un iota. La petite maison sur la gauche est toujours là aussi. Donc pas grand chose de plus à en dire....






Bon, la culture çà donne soif ! Si on se buvait un p'tit bock ? ...


Rare bouteille de bière Grillon Brasserie de ChâteaurouxLa Brasserie de Châteauroux : La brasserie Grillon, qui ouvrit ses portes en 1835, et fut détruite dans les années 60 pour faire place à des immeubles résidentiels, paraît impressionnante avec ses trois cheminées sur cette publicité du début du siècle dont la date exacte est indéterminée. Le message publicitaire est simple à décrypter : la bière de Châteauroux est destinée à une clientèle virile. Le groupe de chasseurs aux fières bacchantes en témoigne. Quel bonheur, après avoir trucidé quelques bestioles, que de déguster une bonne bière mousseuse servie par une jeune et accorte aubergiste ! Mais ce qui est plus intéressant sur cette réclame, c'est la vue cavalière représentant la brasserie depuis un point haut fictif situé dans le Parc de Belle Isle. De nos jours, il ne reste aucun des bâtiments figurant sur ce dessin, à l'exception de la maison sise au N° 148 de l'avenue et qui jouxte l'Hôtel du Parc. Il reste par contre un îlot de végétation avec de grands arbres hélas caché par les immeubles actuels.
La perspective est fausse car l'avenue de Déols (actuellement de Paris) décrit un angle beaucoup trop aigu ! Mais, en arrière plan, on distingue le pont sur l'Indre, Déols et le clocher de l'Abbaye. On distingue aussi sur la droite le moulin de la Rochette. On devine également, esquissé par quelques traîts de plume, un train faisant route vers Paris...
Dernier document choc, récemment chiné sur une brocante locale : une superbe facture illustrée de la Brasserie datée de 1915, avec un très beau dessin au trait ornementé d'épis d'orge et de guirlandes de houblon. Avec, en prime un gros plan (165 Ko) que vous pourrez imprimer pour faire un magnifique sous-verre !
Quelques liens d'intérêt local :

Châteauroux 1900 Châteauroux 1900 Tout nouveau, tout beau : le site de Thomas Ducourthial qui présente une fabuleuse collection de cartes postales de Châteauroux à la Belle Epoque. On y trouve aussi un glossaire de la langue berrichone qui sera très utile aux touristes étrangers de passage dans le Berry...



Le site de la Ville de Châteauroux vient d'ouvrir. Un site officiel, mais agréable, bien conçu et riche d'informations diverses. La rubrique Tourisme est particulièrement intéressante car elle propose un circuit commenté à travers les rues de Châteauroux, et plusieurs vues panoramiques en 3D de la Prairie St. Gildas.
http://www.indre.netIndre.net, le premier portail internet de l'Indre : C'est écrit dessus, çà doit donc être vrai ! On y trouve tout ce qui existe sur le web indrien grace à un moteur de recherche très pratique.
http://www.berry-passion.com Berry Passion : Un site très vivant, superbement mis en pages, tout en demi-teintes avec des photos magnifiques et un contenu foisonnant. On sent la passion à chaque page...
Bref, c'est un site comme je les aime, où la recherche esthétique s'allie à la richesse du contenu.



Dernière mise à jour 12 mars 2014
Copyright © Jean-Luc Fradet 1999-2014